Richard M. Cyert (1921), James March (1928), Michel Crozier (1922) – Cyert et March « /processus de décision dans l’entreprise »-1963 – Crozier « Le phénomène bureaucratique » -1963

Cyert et March considèrent la firme comme une coalition de groupes d’individus aux d’intérêts conflictuels. Seuls les individus ont des objectifs, les organisations n’en ont pas et les individus cherchent à réaliser leurs fins en s’alliant avec d’autres. Le problème de l’organisation est donc de maintenir un minimum de stabilité avec des procédures internes (passation des commandes par exemple) et le développement de routines assurant la prévisibilité. Par contre, quand survient un problème inattendu, l’organisation met en place des solutions spécifiques. Ces solutions sont alimentées par un volant de ressources excédentaires dont dispose chaque organisation. Tout cela permet un certain niveau de stabilité

La prise de décision n’est donc pas purement rationnelle (cf. aussi H. Simon) et elle résulte souvent des négociations engagées entre coalitions c’est-à-dire des groupes d’individus rassemblés par des intérêts communs (salariés, cadres, actionnaires…).
Crozier travaille sur des thèmes similaires en écrivant que l’organisation n’existe pas en tant que telle mais résulte des règles formulées par le jeu des acteurs. Chaque acteur va jouer son propre jeu et n’a pas le temps de rechercher des solutions optimales. Il démontre que dans des systèmes rigides – bureaucratiques – le contournement des règles par les acteurs peut être source d’efficacité, ainsi tel OS qui prend en charge de menus réglages sur sa machine enfreint les règles mais finalement accroît l’efficacité de son organisation en évitant de recours aux services du régleur après accord du chef d’équipe.